Nadine dirige un petit cabinet de conseil en stratégie à Lubumbashi. Ses clients sont des PME du transport et des fournisseurs de services aux entreprises minières. Ils paient bien, mais rarement tout de suite : 30 jours après la facture, parfois davantage.

Une mission rentable, une trésorerie tendue

Nadine signe une mission d’accompagnement à 1 500 USD. Elle obtient un acompte de démarrage de 30 %, soit 450 USD. Pour tenir les délais, elle fait appel à un analyste en sous-traitance ponctuelle pour 300 USD, payés dès la première semaine.

  • Revenu réalisé : 1 500 USD.
  • Encaissé au démarrage : 450 USD.
  • Créance client à 30 jours : 1 050 USD.
  • Coût direct : 300 USD de sous-traitance.
  • Marge contributive : 1 500 − 300 = 1 200 USD.

Marge élevée ne veut pas dire caisse pleine

Sur le papier, la mission dégage 1 200 USD de marge. En caisse, après avoir payé le sous-traitant, il ne reste que 450 − 300 = 150 USD pendant un mois. C’est l’écart que beaucoup de cabinets découvrent trop tard.

Trois réflexes pour protéger sa trésorerie

Des entrepreneures tiennent un carnet de ventes, illustration
KOBETA · Illustration générée, non une photographie de reportage
  • Négocier un acompte qui couvre au moins les coûts directs : ici, 450 USD couvrent les 300 USD de sous-traitance.
  • Inscrire l’échéance de la créance dès la signature, et relancer dès J+30.
  • Ne jamais enregistrer le paiement final comme une nouvelle vente : il solde la créance de 1 050 USD, le revenu reste de 1 500 USD.

Le piège à éviter

Additionner une mission en USD et des dépenses en CDF dans un même total fausse la lecture. Chaque devise se suit à part ; un taux indicatif peut éclairer, jamais remplacer les comptes.

Dans KOBETA

Suivez chaque créance avec son échéance : au paiement, KOBETA l’encaisse sur l’opération d’origine, sans compter deux fois votre chiffre d’affaires. Les 1 200 USD restent une marge avant charges fixes et rémunération de votre travail.